1) Le commencement du surpoids

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été en surpoids.

Ca a commencé tout en finesse, quand mes copains d’écoles pesaient 27 kg, moi j’en pesais 30-31 et avec le temps ça ne s’est jamais calmé, d’un petit ventre d’enfant, je suis passé à un vrai surpoids qui a continué années après années.

Ce qui est intéressant c’est que je peux me souvenir assez précisément de quel poids je faisais  quelle année de ma vie. Comme quoi toute ma vie a été conditionnée autour de ce surpoids qui, je suis bien forcé de l’admettre, a été vraiment quelqu’un chose qui m’a bloqué sur énormément d’aspect.

Par exemple, lorsque j’étais en 8ème année (la fin de la scolarité obligatoire était en 9ème année, donc j’avais 14 ans), je pesais 88 kg. C’est à ce moment qu’avec l’aide de ma mère et ma tante, nous nous sommes lancés dans Weight Watchers. Ca se passait très bien, j’avais réussi à perdre 8 kg soit 10% de mon surpoids. Mais ensuite il y a eu les vacances d’été, la piscine les glaces et les grillades et je n’ai pas réussi à tenir.

Plus tard au début de mon école de commerce, j’ai consulté une nutritionniste, mais là c’était peine perdue car d’une part je n’aimais pas cette dame et d’autre part je considérais que ce qu’elle disait était totalement faux et même maintenant avec les années je le pense encore.

Une progression continue, mais dans le mauvais sens.

Je ne sais pas si vous êtes beaucoup dans le même cas que moi, mais ça a été une évolution plus ou moins constante dans la prise de poids et au fur et à mesure sans m’en rendre compte je me suis renfermé sur moi-même.

Alors bien sûr quelqu’un qui n’y prête pas attention ne le verra pas, car je suis quelqu’un qui discute facilement et qui peut parler de plein de sujets, avoir un avis construit et qui s’appuie sur des arguments. Mais au final ce n’est qu’une façade, il y a plein d’activités que j’évite pour la simple et bonne raison que je ne me sens plus à l’aise.

Que ce soit le sport, la piscine, même la plage, toutes ces activités que j’adore sont devenues un calvaire à travers les années. Avec le poids, ou plutôt le surpoids voire même l’obésité, j’ai perdu goût aux choses que j’aime.

Ce qui y été mon exutoire entre la période du lycée et jusqu’à mes 22 ans, c’était faire la fête. Je faisais la fête chaque week end et c’est avec cela que j’arrivais à oublier mon enveloppe corporelle.

La dépression et la chute libre qui suit.

Entre mi-2016 et début 2017 j’avais un emploi stable, je vivais en collocation avec mon meilleur ami et j’avais (j’ai toujours) un cercle d’amis fiables et stables. Au niveau famille tout allait bien, rien à signaler de mauvais et pour cela j’ai une chose.

Pourtant c’est à ce moment-là que j’ai commencé à me poser beaucoup de questions. Trop de questions. J’ai commencé à trop réfléchir sur tout les aspects de ma vie et c’est là que j’ai remarqué que mon travail n’était pas ce que j’avais envie de faire.

Avec cette constatation mon monde entier s’est écroulé. Le seul pilier de ma vie personnelle qui allait bien s’effondrait et ça a tout fait resurgir. Des idées assez noires ont commencé à apparaître dans mon esprit. Des idées telles que : Pourquoi est-ce moi qui doit vivre ce surpoids. Pourquoi est-ce que les gens proches de moi ont l’air d’avoir une vie si facile où depuis tout petit ils sont à l’aise dans leur corps.

Ils peuvent manger ce qu’ils veulent, ne pas faire de sport, boire beaucoup et faire la fête tout le temps et pourtant les dommages sur le corps sont infimes.

Avec cela vient aussi la facilité avec les femmes. Moi pour une séduire une femme, il faut que je la fréquente, que je l’intéresse, que je me donne corps et âme. Les coups d’un soir ce n’est pas vers le mec de 140 kg que cela se passe.

Même des mecs qui sont connus pour blesser les femmes peuvent sans problèmes en trouver une. C’était à mes yeux de la pure injustice et ça l’est toujours. Je ne comprends pas que l’on vive dans un monde à ce point dominé par l’apparence physique et que cela prévaut sur la totalité.

Les gens qui naissent avec une apparence de mannequin ont des facilités dans le monde qui me révolte à côté des efforts que tout le monde doit faire.

La suite : Le début de l’espoir

2) Le début de l’espoir.

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